La Cathédrale de Strasbourg : un joyau du patrimoine alsacien

cathédrale de strasbourg

La Cathédrale de Strasbourg est un site incontournable pour tous les visiteurs qui viennent en Alsace. Depuis plus de mille ans, elle abrite des merveilles d’architecture romane et gothique, et des trésors comme l’horloge astronomique réalisée en 1842. Quels sont les secrets à ne pas rater lors de votre visite ? C’est ce que nous allons voir.

Notre-Dame de Strasbourg : un extérieur majestueux.

Dès le départ, l’édifice a été conçu pour impressionner, et il faut dire que c’est réussi. Pas moins de 3 à 4 millions de visiteurs affluent chaque année pour découvrir la cathédrale.

L’architecture globale.

La construction de la Cathédrale, commencée en 1015 sur les fondations d’une ancienne église, a duré trois siècles, durant lesquels artistes et artisans se sont affairés.  Durant longtemps, la flèche du clocher a été la plus haute du monde culminant à 142 mètres. Aujourd’hui, et depuis 1874, c’est la deuxième plus haute de France derrière celle de la Cathédrale de Rouen. Si les vestiges les plus anciens datent de la période romane, l’architecture la plus récente est de style gothique. En effet, en 1176, un incendie a ravagé les parties orientales de l’édifice, et la Cathédrale a été reconstruite avec la façade gothique que nous connaissons aujourd’hui. L’aspect actuel de la Cathédrale de Strasbourg date d’ailleurs de 1439, à la fin de cette période de reconstruction. A noter que pour 5 euros (ou 3.5 euros en tarif réduit), on peut gravir les 330 marches qui mènent à la plateforme à une hauteur de 66 mètres, offrant une vue splendide sur la ville.

Les sculptures.

On dénombre des centaines de statues sculptées sur les différentes façades de Notre-Dame. Certaines ont été détruites lors de la Révolution à la fin du 18ème siècle, et restaurées par la suite. Le frontispice et les tympans de ses 3 portails nous offrent des scènes de la vie du Christ. La rosace, magistrale, est constituée d’épis de blé qui représentent la puissance commerciale de la ville. C’est une particularité réservée à Strasbourg, car habituellement, il s’agit de statues de saints.  Au-dessus de la rosace, on trouve une impressionnante galerie des apôtres. Sur la façade Nord, autour du portail Saint-Laurent, plusieurs statues représentent le martyre du saint et l’adoration des mages. Au sud, le portail est de style roman, et présente des sculptures parlant du jugement dernier.

Les cloches.

La Cathédrale possède un système de double sonnerie unique en Europe régulé par vingt cloches. Quatre d’entre elles sonnent les heures. Les autres servent à sonner l’horaire des différentes messes. Les cloches de la Cathédrale de Strasbourg se situent d’une part dans le beffroi à l’avant de l’édifice et d’autre part dans la tour Klotz construite en 1878. Le ton musical de chacune d’entre elles a été étudié avec soin. Le bourdon, cloche la plus imposante, date de plus de 600 ans.

L’ intérieur rempli de secrets de Notre-Dame de Strasbourg.

Il n’y a pas que l’extérieur de la Cathédrale qui impressionne le visiteur. L’intérieur rassemble notamment pas moins de 9 œuvres classées aux monuments historiques. De quoi donner envie de franchir le portail même aux non croyants.

L’horloge astronomique.

Jean-Baptiste Schwilgué, homme de science autodidacte, a conçu cette horloge en 1842 et elle fonctionne encore, ayant même précisément prévu une éclipse de lune en 2006. Elle repose dans un buffet datant du 16ème siècle, et c’est la troisième horloge de l’histoire de la Cathédrale, la précédente s’étant arrêtée juste avant la Révolution. C’est véritablement cette horloge astronomique qui fait le spectacle auprès des visiteurs. En effet, tous les jours, à 12h30, son mécanisme s’enclenche, et ses automates se mettent en mouvement : un angelot retourne son sablier, la mort frappe une cloche, tandis que plus haut, les apôtres défilent un à un devant Jésus. Au 4ème et au 8ème apôtre, un coq placé à gauche de l’horloge, se met à chanter. C’est vraiment étonnant et extraordinaire. Voilà pourquoi un horloger s’occupe particulièrement de la machine et la remonte tous les lundis.

Les vitraux.

Si la rosace et les vitraux de l’abside ont été entièrement restaurés, le reste des vitraux est d’origine. Ils ont été réalisés de manière régulière depuis la période gothique, et offrent un ensemble parfaitement homogène contrairement aux vitraux de beaucoup d’autres églises qui ne suivent pas de logique particulière. Mais le plus intéressant en ce qui les concerne reste l’énigme du rayon vert. Si vous avez la chance de passer à Strasbourg le jour de l’équinoxe de printemps (le 21 mars à 11h38 précisément) ou celui de l’équinoxe d’automne (le 21 septembre à 12h24 précisément), vous pourrez observer ce phénomène singulier dont on ne sait pas s’il a été voulu par les concepteurs. A ces 2 dates uniquement, le soleil traverse le pied en verre d’une statue de Judas et envoie ainsi un rayon vert sur la chaire, juste au-dessus de la tête d’une statue du Christ. Ce qui a donné lieu à toutes sortes d’interprétations ésotériques, et qui reste un spectacle pour les touristes.

Les autres oeuvres.

Outre l’horloge astronomique, les fonds baptismaux gothiques du transept nord, la chaire gothique, la sculpture monumentale du Mont des Oliviers, les retables de Saint-Pancrace et de Saint-Roch, l’autel baroque de la chapelle Saint-Laurent, les tapisseries des Scènes de la vie de la Vierge datant du 17ème siècle, et l’orgue ont été classés aux monuments historiques. On citera également le Pilier des Anges, la rosace de 12 mètres de diamètre, et la crypte.

Alors convaincus ? J’espère que cet article vous aura donné envie de venir voir la cathédrale en vrai dans cette très belle ville qu’est Strasbourg. On vous attend le pied ferme !

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